The Who - Who’s Next ?


ESSENTIALS - Décembre 2019

Date de sortie : 14 aout 1971

Track Records


Un brin d’histoire :


Alors qu’au milieu des sixties les Beatles étaient dans les coeurs féminins, que le pantalon de Mick Jagger ne cachait définitivement rien et que Pink Floyd expérimentait l’entièreté des drogues disponibles sur terre, un jeune groupe londonien naissait pour défrayer la chronique. Alors qu’ils se rencontrent sur les bancs de l’école, Roger Daltrey, Pete Townshend et John Entwhistle forment The Detours à la fin des années 50, qui deviendra The Who. Les concerts commencent à affluer dès 1964 et ils rencontrent très vite le batteur Keith Moon qui va les impressionner tant par son jeu que par l’énergie qu’il dégage. Encore aujourd’hui, il est considéré comme un des meilleurs batteurs en son genre. Avec son premier album ‘My Generation’ en 1965, le groupe amène sur le devant de la scène un rock bien plus brut que ce qu’on connaissait alors à l’époque et qui donnera naissance au hard rock quelques années plus tard. Avec l’opéra rock ‘Tommy’ en 1969 et son successeur ‘Quadrophenia’ en 1973, le groupe se hisse au panthéon des génies créatifs de la musique. ‘Who’s Next?’, pépite qui nous intéresse ici, révèle les plus grands succès du groupe, comme ‘Baba O’Riley’, ‘Behind Blue Eyes’ ou encore ‘Won’t Get Fooled Again’. Avec une carrière forte de 12 albums studio (dont le dernier en date sort en 2019), et malgré la disparition du talentueux Keith Moon, The Who reste un des groupes les plus marquants de l’histoire du rock.



Artistes similaires :


The Doors, Led Zeppelin, Jefferson Airplane, The Stooges, Black Sabbath, Pearl Jam, The Kinks, T-Rex, The Jam.


Quelques anecdotes:


- Alors oui, maintenant c’est devenu quasi notoire pour les groupes de rock de saccager des chambres d’hôtel ou leur matériel sur scène. Ils fallaient bien des pionniers pour lancer le mouvement : The Who ! Bien avant les Axl Rose et Kurt Cobain, Pete Townshend est considéré comme le premier à avoir violemment fracassé sa guitare sur scène, pris dans le tourment du rock n’ roll. The Who avait également un goût bien prononcé pour les explosifs. Bâtons de dynamite placés dans les tuyauteries de leur chambres d’hôtel, énormes pétards cachés dans la grosse caisse de la batterie, Townshend a fini par en perdre une partie de l’audition. Il soutient d’ailleurs depuis 1989 la H.E.A.R. (Hearing Education and Awareness for Rockers). Ben, bravo !

- Si ces musiques te disent vaguement quelque chose, c’est parce que The Who ont été popularisés auprès de l’hyper grand public il y a quelques années grâce à la série ’Les Experts’ et ses dérivées. Chaque série a comme générique une chanson des Who : ‘Who are You?’ sert la série principale, ‘Wont Get Fooled Again’ pour ‘Miami’, ‘Baba O’Riley’ pour ‘Manhattan’ et ‘I Can See for Miles’ pour ‘Cyber’. Roger Daltrey fait d’ailleurs une apparition surprise dans un épisode de la 7ème saison de la série principale. Un épisode dans lequel on peut voir les mots ‘Who’s Next?’ écrit sur un tableau blanc dans la séquence d’ouverture.


- Le morceau ‘Behind Blue Eyes’, écrit par Pete Townshend, devait originellement figurer sur ‘Lifehouse’, suite avortée de l’opéra rock ‘Tommy’. Aimant terriblement le morceau, Townshend a décidé de le garder, même si les paroles font partie intégrante du fil rouge de ‘Lifehouse’. Le titre connait un 2ème succès en 2003, chanté par Fred Durst sur l’album ‘Results May Vary’ de Limp Bizkit. Une reprise ...hum... pas des plus réussies.


- ‘Baba O’ Riley’ est un énorme succès du groupe, qui se retrouve dans le classement des 100 meilleures chansons de tous les temps par le magazine Times. Le titre résulte de la combinaison de deux mentors de Townshend, Meher Baba (maître spirituel indien) et Terry Riley (célèbre musicien de jazz). Les américains de Pearl Jam étant d’indéniables fans des Who, ils reprennent ce titre lors de la plupart de leurs concerts, souvent en ouverture. Au niveau reprise, c’est d’un autre niveau ...

- ‘Won’t Get Fooled Again’ comprend des claviers qui ont été enregistrés à New-York, avant les sessions de l’album ‘Who’s Next’. Voulant garder ces pistes, Townshend a obligé Keith Moon à caler sa batterie sur les claviers pré-existants (alors qu’en studio, en général, c’est le contraire). En concert, Moon était donc obligé de jouer au casque, alors que les bandes tournaient. The Who ont presque toujours terminé leurs concerts par ce morceaux, l’occasion pour les musiciens d’éclater tout leur matériel durant la longue séquence de fin. C’est également le dernier morceau que Keith Moon jouera avec le groupe sur scène. Il se suicidera le 6 septembre 1978 en prenant des médicaments dans son appartement newyorkais, après un dîner avec Paul et Linda McCartney. Son jeu et sa folie resteront à tout jamais dans les annales de la musiques.


Pour en savoir plus :

http://www.thewho.com/

« Entertainment came out of this thing called a television, and it was gray. Most of the films that we saw at the cinema were black and white. It was a gray world. And music somehow was in color. »

Pete Townshend.



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