OM - Advaitic Songs


Mars 2020

OM - Advaitic Songs

Date de sortie : 24 juillet 2012

Drag City Records


Un brin d’histoire :


Si la pochette de l’album évoque une gravure orthodoxe de Jean le Baptise, c’est bien dans la religion hindouïste que OM va puiser son inspiration. Sorte de tendre mélange entre la musique incantatoire de Dead Can Dance et le rock énervé d’un All Them Witches, le groupe se démarque notamment par toute cette instrumentation orientale mystique qu’il mêle aux grosses guitares doomesques. C’est sur les cendres du groupe de stoner Sleep (terminé en 1997) que OM s’est formé à San Francisco (Californie) en 2003. Le premier album ‘Variations on a Theme’ sort la même année sur le label Holy Mountain Records (Ghost, Wooden Shijps) et rencontre un succès immédiat dans le milieu, leur permettant de revenir sur le devant de la scène. Le groupe tournera en 2006 avec Grails, à qui ils piqueront le batteur, Emil Amos, quelques années plus tard. Celuici remplacera Chris Hakius, membre fondateur du groupe avec le bassiste et chanteur Al Cisneros. Ensemble, ils sortiront en 2009 ‘God is Good’, 4ème album en date du groupe, notablement produit au Electrical Audio Studio par Steve Albini (Shellac, Nirvana, PJ Harvey, Jarvis Cocker, etc.). En 2012 sort ‘Advaitic Songs’ que tu tiens entre tes mains, dernier album en date du groupe à l’heure où nous écrivons ces lignes. Mais quelque chose semble se tramer dans leur esprit pour 2020 ...



Artistes similaires :


Tool, Kylesa, Sleep, Torche, All them Witches, Dead Can Dance, Ufomammut, Colour Haze, Brant Bjork.


Quelques anecdotes:


- Le mot ‘Advaitic’ vient de ‘Advaïta Vedanta’, qui est la forme la plus répandue de la philosophie du Vendanta, branche de la philosophie indienne Astika. Littéralement traduit du sanskrit, le mot signifie ‘Non-Deux’. Cette idée d’unicité rejoint le nom du groupe, OM. Cette syllabe et son symbole bien connu sont un des préfixe les plus sacrés des mantras hindous. Elle représente le son de la vibration qui permet à l’inconscience de se manifester. Dans le bouddhisme, certaines cloches sont conçues spécialement pour produire les longs accords du son Om.


- Sur le premier morceau de l’album, ‘Addis’, on entend une dame chanter en Hindi. Les instrumentaux, au-delà des instruments connus sont complétés par des tablas, sorte de doubles petits tambours indiens joués avec les mains. Reflétant l’iconographie de la pochette, Addis (capitale de l’Ethiopie) est la terre principale de l’église orthodoxe coptique. OM semble définitivement savoir de quoi on parle quand il s’agit des religions orientales...


- Habitués aux très longs morceaux, le deuxième titre, ‘State of Non-Return’ est un des plus courts du groupe et sûrement le plus métal de tout leur répertoire. Il termine néanmoins sur de longues mélopées de violons.


- Au niveau des pochettes orthodoxes, OM n’en sont pas à leur coup d’essai. On retrouve déjà ces iconographies sur ‘Pilgrimage’ sorti en 2007 et ‘God is Good’ en 2008. & OM n’aime pas être qualifié de musique ‘doom’, comme beaucoup de journalistes le font. Ils se sont rencontrés via leur amour commun pour la musique dub et s’y identifient plus facilement, même le style - à proprement parler - n’est pas ce qui a de plus évocateur ici. Ils considèrent plutôt le rapprochement dans les termes de spiritualité, qu’ils considèrent comme un facteur commun à leur musique. Selon eux, chaque musique part d’une base spirituelle, mais notre société consommatrice a tendance à l’oublier. Il faut séparer l’art de l’entertainment. Amen.


- A la fin de Sleep en 1997, avant de créer OM, Al Cisneros est devenu professeur d’échecs.


- En novembre 2013, OM a eu le privilège de participer à la toute dernière édition du festival All Tomorrow’s Parties à Londres. Le festival donnait la carte blanche à un groupe ou artiste qui avait le loisir de programmer tous ses groupes préférés du moment. Pour cette dernière édition, c’est le groupe anglais Loop qui a pris les commandes et a choisi OM à son bord. Pour le reste de l’affiche, d’autres groupes de renom tels que Shellac, Mogwai, Fuck Buttons ou encore Ty Segall. Parmi les autres curateurs des éditions de All Tomorrow’s Parties, on notera notamment Pavement, Portishead, Sonic Youth, Godspeed You ! Black Emperor ou encore Matt Groening, créateurs des Simpsons.


Pour en savoir plus :

http://www.omvibratory.com/

« Advaitic Songs is part of an ongoing reflection on humanity and spirituality, and few bands do that so well.»

Joseph Burnett, Thequietus.com, 02 août 2012.



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